Pourquoi lutter contre le crime par l’alphabétisation?

L'alphabétisation prévient la criminalité.

Les faits sont établis : l'augmentation des niveaux d'alphabétisation dans la communauté contribue à la réduction du crime et de la récidive.

  • Statistique Canada définit l'alphabétisation comme la capacité de comprendre et utiliser des renseignements imprimés dans les activités quotidiennes. Les données de recherches nord-américaines révèlent les faits suivants :
    • les délinquants criminels ont en moyenne des niveaux d'alphabétisation inférieurs à ceux de la population générale;
    • les quartiers ayant des niveaux d'alphabétisation plus faibles ont des taux de criminalité plus élevés;
    • les témoins ayant un faible niveau d'alphabétisation ont besoin d'aide pour communiquer efficacement lorsqu'il s'agit de donner une déclaration ou de témoigner;
    • les programmes d'alphabétisation en prison ont produit des résultats positifs (p. ex. en favorisant la capacité de conserver un emploi) et réduit les taux de récidive.

Sensibilisation = prévention des risques et succès dans la lutte au crime

Quel est le coût d'un manque de sensibilisation aux problèmes d'alphabétisation?

  • Les tribunaux ont tenu la police responsable dans des actions civiles.
  • Des poursuites au criminel ont échoué.
  • Des vies ont été gâchées.

Telles sont les conséquences qui peuvent découler du fait de ne pas communiquer efficacement avec une personne ayant un faible niveau d'alphabétisation. C'est pourquoi la prise en compte des problèmes d'alphabétisation dans les politiques et les opérations policières est un devoir et une mesure de prévention des risques. Depuis que la Cour suprême du Canada a tranché l'affaire R. v. Evans en 1991 :

  • une personne n'est pas informée au sens juridique à moins qu'elle n'ait compris l'information, de sorte que transpose les policiers ne peuvent pas se satisfaire d'une " récitation rituelle " de la mise en garde policière normale;
  • les policiers " doivent prendre des moyens pour faciliter la compréhension ".

Les tribunaux canadiens affirment que les devoirs d'un organisme policier envers le public comprennent les éléments suivants :

  • offrir à ses agents une formation leur permettant de reconnaître les problèmes d'alphabétisation et d'y réagir;
  • assurer des pratiques de communication efficaces;
  • répondre aux besoins des personnes ayant un faible niveau d'alphabétisation;
  • veiller à ce que les communications mènent à la compréhension;
  • divulguer efficacement les informations pertinentes aux suspects ou les renseigner efficacement;
  • supprimer toute discrimination systémique.