| Faits sur l’alphabétisation |
|
Page 7 sur 12 Les communications de la police avec des accusés ayant un faible niveau d’alphabétisationCe que signifie d’être « légalement informé »Les tribunaux canadiens peuvent tenir compte du niveau d’alphabétisation d’un accusé lorsqu’ils décident d’accepter ou non des éléments de preuve. La loi ne considère pas qu’une personne a été informée de ses droits à moins qu’elle ne comprenne pleinement l’information qui lui a été donnée. Si une personne ayant un faible niveau d’alphabétisation ne comprend pas ses droits, elle ne peut pas prendre des décisions éclairées fondées sur ces droits et donc elle n’est pas légalement informée. En conséquence :
Par exemple, supposons que l’accusé Jean Untel ne comprend pas son droit à un avocat. Il ne suffit pas de répéter la formule légale standardisée énonçant le droit de M. Untel, parce qu’il semble que M. Untel ne comprenne pas ces termes officiels. Il ne peut prendre une décision éclairée sur le recours à un avocat que s’il comprend pleinement les conséquences de sa décision. La police doit donc déployer les efforts raisonnables qui s’imposent pour que M. Untel comprenne véritablement son droit à un avocat. Les devoirs de la policeLa police a le devoir tant juridique qu’éthique de s’assurer qu’une personne comprend pleinement l’information qu’elle lui donne verbalement et par écrit. Le fait de négliger ce devoir peut faire chuter le taux de résolution des affaires et entraîner :
Il importe de déterminer aussitôt que possible le niveau d’alphabétisation d’une personne accusée, et ce, surtout au début d’un interrogatoire. Si la personne semble avoir un faible niveau d’alphabétisation, il faut :
pour s’assurer que la personne comprend l’information qui lui est donnée et les questions qui lui sont posées. En revanche, on ne peut pas s’attendre à ce que vous soyez clairvoyant ou fassiez plus que des efforts raisonnables. Exemples issus d’affaires canadiennesDans diverses affaires canadiennes, les juges ont statué que la police aurait dû en faire davantage pour s’assurer qu’une personne ayant un faible niveau d’alphabétisation comprenne véritablement leur situation et leurs droits. En voici des exemples :
Ce que les agents de police doivent savoir
|
