Faits sur l’alphabétisation

Le problème du faible niveau ’alphabétisation au Canada

Le problème

Au Canada, environ 58 adultes de 16 à 65 ans sur 100 ont l’aptitude de base à la lecture dont ils ont besoin pour la plupart des tâches quotidiennes. Les autres 42 – 9 millions d’adultes canadiens – ont un faible niveau d’alphabétisation.

Les conséquences d’un faible niveau d’alphabétisation

Les gens ayant un faible niveau d’alphabétisation ne peuvent lire que des textes courts et peuvent ne comprendre qu’une seule information à la fois. Si un texte n’est pas rédigé dans un langage clair et présenté de façon simple, ils ont de la difficulté à le comprendre.

Mais un faible niveau d’alphabétisation a d’autres implications que d’avoir de la difficulté à lire des marques sur un papier. Les gens ayant une faible aptitude à la lecture peuvent aussi trouver difficile d’organiser de l’information, de suivre un raisonnement (même quand l’information est donnée verbalement) et d’observer des indications.

De nombreuses personnes ayant un faible niveau d’alphabétisation peinent à accomplir des tâches quotidiennes que d’autres accomplissent aisément. Voici des exemples.

  • Des parents ne parviennent pas à aider leurs enfants à faire leurs devoirs ou à comprendre les lettres qu’ils reçoivent de l’école.
  • Des gens peuvent mal comprendre le journal et donc ne prennent pas connaissance d’importants avis et autres renseignements sur leur collectivité.
  • Des conducteurs qui reçoivent une contravention peuvent mal comprendre les indications qui y figurent, ce qui peut leur occasionner des problèmes juridiques.
  • Des gens qui ne comprennent pas des contrats et des dates d’échéance peuvent avoir des problèmes financiers et juridiques.
  • Des gens qui ne lisent pas très bien peuvent ne pas lire leur courrier et par conséquent se faire couper l’électricité ou omettre de se présenter au tribunal lorsqu’ils y sont convoqués.
  • Des gens qui ne comprennent pas les instructions d’un avocat, d’un conseiller ou d’un agent de probation ne peuvent pas les observer convenablement. Par conséquent, leurs problèmes juridiques peuvent s’aggraver au lieu de se régler.

Un faible niveau d’alphabétisation touche de nombreux aspects de la vie d’une personne. Il peut aussi toucher la vie de son conjoint, de ses enfants, de ses voisins et de ses collègues.

Que peut-on faire pour l’alphabétisation?

  • On peut prendre conscience de l’étendue du problème et de la façon dont il touche la vie quotidienne des gens qu’on rencontre.
  • Lorsqu’une personne a un comportement inadéquat, on peut se rappeler qu’un faible niveau d’alphabétisation peut être un facteur dans la façon dont elle réagit. On peut s’efforcer de communiquer clairement avec elle, en tenant compte du fait que son comportement peut être dû à ce qu’elle ne comprend pas bien la situation.
  • On peut se rappeler que les 42 % des adultes canadiens qui ont de la difficulté à lire se trouvent dans tous les secteurs de la société canadienne. Ils vivent dans toutes les provinces et les territoires, ils appartiennent à tous les groupes ethniques et religieux et ils sont à tous les niveaux de revenu.
  • On peut se rappeler que le niveau d’études et le niveau d’alphabétisation d’une personne sont deux choses différentes : certaines personnes très instruites ont perdu leurs aptitudes à la lecture et à l’écriture.
  • On peut aider à améliorer les relations avec la collectivité en s’efforçant de communiquer clairement et d’une façon adaptée aux personnes auxquelles on s’adresse.
  • On peut faire preuve de tact et d’attentions pour inciter à la coopération.
  • Lorsqu’on constate qu’une personne a un faible niveau d’alphabétisation, on peut lui recommander de s’adresser aux organismes de services communautaires pertinents.