|
Page 2 sur 12 Qui a un faible niveau d’alphabétisation au Canada? Environ 58 % des adultes de 16 à 65 ans ont les aptitudes à la lecture nécessaires pour la plupart des tâches quotidiennes. Les autres 42 % de la population canadienne en âge de travailler a un niveau d’alphabétisation inférieur à ce qui est nécessaire face aux exigences croissantes de notre société en matière d’information. Cela signifie qu’environ deux adultes canadiens sur cinq – soit 9 millions de personnes – ne peuvent pas lire assez bien pour accomplir les tâches quotidiennes. En ajoutant les personnes de plus de 65 ans, 12 millions de Canadiens sont dans cette situation. Les statistiques Plus de 23 000 Canadiens ont participé en 2003 à l’Enquête internationale sur l’alphabétisation et les compétences des adultes. Selon les résultats de ce sondage, nous pouvons tirer des conclusions générales sur les personnes qui ont un faible niveau d’alphabétisation au Canada : - 2,6 millions sont des immigrants;
- 5,8 millions travaillent et plus de 800 000 sont sans emploi;
- 2,4 millions ne participent pas au marché du travail;
- 3,1 millions n’ont pas terminé l’école secondaire;
- 3,3 millions ont terminé l’école secondaire;
- 2,6 millions ont fait des études postsecondaires.
Le côté humain derrière les chiffres Les gens qui ont un faible niveau d’alphabétisation se trouvent dans tous les secteurs de la société canadienne. Ils vivent dans toutes les provinces et les territoires, ils appartiennent à tous les groupes ethniques et religieux, ils sont à tous les niveaux de revenu et ils ont un vaste éventail de niveaux de scolarité. Un faible niveau d’alphabétisation reste toutefois plus commun dans certains groupes précis que dans l’ensemble de la société canadienne : - les aînés;
- les immigrants;
- les Canadiens autochtones;
- les francophones;
- les gens entrant dans le système correctionnel;
- les gens qui ont été confrontés à un ou plusieurs obstacles dans leurs études lorsqu’ils étaient enfants ou jeunes adultes, par exemple les victimes de :
- négligence,
- abus,
- pauvreté,
- mauvaise alimentation,
- discrimination raciale.
Autres faits sur le faible niveau d’alphabétisation au Canada - Davantage d’hommes que de femmes ont un faible niveau d’alphabétisation.
- Certains enfants ont eu des difficultés d’apprentissage ou des problèmes sociaux quand ils étaient à l’école et ne sont jamais devenus de bons lecteurs.
- De nombreuses personnes ne lisent pas régulièrement. Elles s’informent à la télévision et à la radio. Elles ne lisent pas non plus par plaisir : elles se divertissent sur Internet, à la télévision, au cinéma ou à des concerts. Elles perdent graduellement leur aptitude à la lecture.
- De nombreux aînés ont seulement terminé leur école primaire, et leur aptitude à la lecture n’a jamais atteint les niveaux nécessaires aujourd’hui. D’autres ont cessé de lire et laissé leur aptitude dépérir.
- Certains immigrants peuvent être à l’aise dans leur langue maternelle mais sont encore en train d’apprendre l’anglais ou le français. D’autres n’ont pas un niveau élevé d’alphabétisation dans leur langue maternelle et ont de la difficulté à apprendre à lire dans une deuxième langue. Même les immigrants dont la langue maternelle est l’anglais ou le français ont un niveau d’alphabétisation inférieur à celui des personnes nées au Canada.
Au Canada, un faible niveau d’alphabétisation est un problème personnel, familial, communautaire et sociétal. Et un faible niveau d’alphabétisation pose des problèmes dans l’application de la loi.
|